Froidefontaine

Informations pratiques

OĂą est la mairie ?

2 Rue de l'Abbaye - 90140 Froidefontaine

 

Votre mairie vous accueille :

Le mardi de 8h30 Ă  10h00

Le jeudi de 16h30 Ă  18h00

 

Téléphone / Fax :

03 84 27 84 20

 

E-mail:

mairie.froidefontaine@wanadoo.fr

Origine du nom : une fontaine se trouvait sur le territoire du village, qui était située au niveau d'une source dont l'emplacement serait recouvert par le canal du Rhône au Rhin.


Le 8 Mars 1105, Ementrude, comtesse de Montbéliard, fait don de terres à Cluny et Morteau pour fonder un prieuré, mais conserve, pour elle et ses successeurs, le droit de protection seigneurial, l'avouerie.


C'est à l'occasion de ce prieuré que le nom de Froidefontaine apparaît pour la première fois. Vers 1340, le seigneur de Florimont détient l'avouerie au nom des comtes de Ferrette. En 1636, le prieuré, qui possède de nombreuses terres, passe aux mains de la Compagnie de Jésus jusqu'à la suppression de l'ordre au XVIIIème siècle ; ceux-ci firent également construire au XVIIIème siècle le bâtiment du presbytère.


En 1765, l'ordre des Jésuites fut supprimé en Alsace, les biens du collège d'Ensisheim furent attribués au collège royal de Colmar en 1772, qui devint à son tour Seigneur de Froidefontaine jusqu'à la Révolution française.


Le Prieur de Froidefontaine avait apparemment pleine autorité sur le village, en tant que souverain.


Les possessions Ă©taient multiples :

- l'Ă©glise,

- une maison (le moulin actuel,

- des terres labourables,

- des Ă©tangs,

- des pâtures, des bois.


Enfin, c'est en 1812 que le domaine du Prieuré fut démembré pour être en partie vendu aux communes de Froidefontaine et Charmois, habitation (abbaye actuelle) et jardins, les autres terres étant vendues aux villageois.

L'Ă©glise

HISTORIQUE

 

Le 8 mars 1105, Ermentrude, comtesse de MontbĂ©liard, fait don de terres Ă  l’abbaye de Cluny pour fonder un prieurĂ© ; elle conserve l’avouerie (en  thĂ©orie : la protection seigneuriale) pour elle et ses successeurs. C’est Ă  cette occasion qu’est mentionnĂ©e pour la première fois la paroisse. Dès lors, paroisse et prieurĂ© restent liĂ©s car l’église, dĂ©jĂ  paroissiale en  1105, est commune aux deux. Ainsi l’église du village de Froidefontaine  est antĂ©rieure Ă  1105, mais aucun document n’en fait mention auparavant. L’église serait alors sous la protection de Saint Maimboeuf.

 

  • A partir du XII ème siècle, le prieurĂ© s’enrichit de nombreuses acquisitions et fondations.
  • Vers 1340, le seigneur de Florimont dĂ©tient l’avouerie au nom des comtes de Ferrette
  • En 1411, l’église paroissiale est sous la titulature de St Pierre et Paul, un des autels latĂ©raux leur est dĂ©diĂ©.
  • Au cours du XVI ème siècle, l’église et le prieurĂ© ont certainement souffert des rĂ©voltes paysannes. En  effet Ă  cette Ă©poque, beaucoup de monastères subissent la colère des rĂ©voltĂ©s, notamment durant la guerre des paysans, en 1525. D’autre part, il est Ă©vident que Cluny perd grandement de son influence. L’église relèvera dĂ©sormais d’une autre institution: Les JĂ©suites.
  • En 1621, le prieurĂ© passe aux mains des JĂ©suites d’Ensisheim. Cette pĂ©riode marque tragiquement la vie du prieurĂ©. En effet, dès 1632, pendant la guerre des 30 ans, l’armĂ©e suĂ©doise ravage châteaux et monastères. Le prieurĂ© est ruinĂ© de fond en comble. Au surplus, il subit un tremblement de terre en 1721.
  • A la suite de la suppression des jĂ©suites, le prieurĂ© est rattachĂ©  au Collège royal de Colmar jusqu’à la rĂ©volution. La date exacte de ce rattachement semble problĂ©matique puisqu’aucun document ne propose la mĂŞme (1756,1765,1772 ?). On ne peut donc dater cet Ă©vĂ©nement que de la seconde moitiĂ© du XVIII ème siècle.
  • Durant les annĂ©es suivant la rĂ©volution, les biens ecclĂ©siastiques sont vendus comme des biens nationaux et les bâtiments deviennent des biens de particuliers.
  • Aux XIXème et XXème siècle, l’église connaĂ®t de nombreuses restaurations et rĂ©parations. En 1820, on remplace la charpente et la couverture. En 1834, des travaux de maçonnerie sont entrepris : on enduit le plafond ainsi que la couverture. En 1864-1868, on rĂ©nove la couverture du clocher de l’église. En 1926, on rĂ©pare la toiture….. En 1976, le toit est remplacĂ© et en 1984, Ă  l’aide de nombreux bĂ©nĂ©voles, l’intĂ©rieur de l’église est restaurĂ©, avec la rĂ©habilitation du plafond en bois dans la nef…
  • Ainsi, la succession des diffĂ©rents propriĂ©taires, les nombreuses destructions et restaurations ont grandement modifiĂ© l’apparence de cette Ă©glise, maintes fois assaillie et dĂ©tĂ©riorĂ©e.

 

 

Vue de l’extĂ©rieur, le vaisseau de l’église semble trapu, tant Ă  cause de ses proportions, que par l’effet d’une bande horizontale traversant le mur de la façade. L’église est constituĂ©e d’un bâtiment charpentĂ© du XIIème siècle, avec nef Ă  bas-cĂ´tĂ©s.  

L’église est construite en pierres de taille de couleur blanche, probablement un calcaire local. Elle repose sur un socle assez épais.

Certaines portions de mur sont d’origines. Toutefois, nous pouvons dire que la façade ne peut ĂŞtre d’origine, car auparavant, la nef Ă©tait plus longue d’au moins trois travĂ©es de piliers en plus. On ne sait pas au juste quand la destruction a eu lieu. Le plan de la toiture lui non plus  n’est pas celui d’origine. En effet le toit a Ă©voluĂ© au fil des siècles. Des croquis nous ont rĂ©vĂ©lĂ© qu'auparavant le toit comprenait deux pans de chaque cĂ´tĂ©, un pour la nef, un pour le bas-cĂ´tĂ©. De l'extĂ©rieur de l'Ă©glise, on pouvait donc voir les fenĂŞtres hautes. A prĂ©sent, le toit est formĂ© d'un seul pan ; elles sont donc masquĂ©es, ce qui veut dire moins de lumière Ă  l'intĂ©rieur de l'Ă©glise, encore que des tuiles de verre  aient Ă©tĂ© posĂ©es  en regard des antiques ouvertures.

 

 

Lorsqu'on regarde l'Ă©glise dans son ensemble, le clocher paraĂ®t plus moderne ; c'est que sa construction est consĂ©cutive au raccourcissement du vaisseau et Ă  l'Ă©laboration de la nouvelle façade. 

On peut signaler une cloche de 1682, classĂ©e  monument historique portant en deux lignes l'inscription suivante :

« Petro apostlorvm principi et s. Ignitio Societalis Iesv fvndatori D col egli Ensishemiant Societalis Iesv Idemqve prior Frigidi Fontis posvit anno  MDCL,XXXII vnd Iacob Roht goss mich in Basel rector. Â»

 


LA NEF 


Voyons Ă  prĂ©sent l'intĂ©rieur de l'Ă©glise, en commençant par la nef. La nef de l'Ă©glise Saint-Pierre est charpentĂ©e et Ă  bas-cĂ´tĂ©s. On remarque immĂ©diatement sa grande sobriĂ©tĂ© : aucun relief, aucun bandeau, rien qui accroche le regard. Ceci est peut-ĂŞtre dĂ» aux exigences des moines qui en avaient la charge. En effet rien dans l'architecture de l'Ă©glise ne pouvait les dĂ©tourner dans leurs prières. 

 

L’édifice serait d'influence rhĂ©nane. Le vaisseau, de type basilical, Ă  piles cylindriques, ne  possède de chapiteaux lisses qu'aux colonnes extrĂŞmes. Leur socle est très discret. Les deux piles contiguĂ«s  Ă  l'entrĂ©e semblent ne pas avoir Ă©tĂ© restaurĂ©es, elles pourraient bien ĂŞtre d'origine.


La nef de cette Ă©glise est composĂ©e de quatre travĂ©es, soulignĂ©es par deux fenĂŞtres hautes, Ă©troites et Ă©brasĂ©es, sĂ»rement d’époque. 

 

On compte neuf vitraux dédiés à Saint-Pierre.

Ces vitraux furent placĂ©s dans l'Ă©glise en 1946 ; ils sont eux-mĂŞmes classĂ©s monuments historiques. 

 

LE CHĹ’UR 

 

Le chĹ“ur de l'Ă©glise de Froidefontaine se termine par une abside en cul- de-four. 

Cette abside comporte une corniche Ă  modillons qui supporte la toiture. Dans le cas prĂ©sent, les modillons  ont une fonction essentiellement dĂ©corative. Trois modillons d'une taille plus importante que les autres, sont sculptĂ©s. Au centre se trouve la tĂŞte du Christ et de part et d'autre, les symboles de Luc (une tĂŞte de taureau) et de Marc (une tĂŞte de lion). 

 

 

 

Après analyse, il apparaĂ®t que cette Ă©glise a conservĂ©, malgrĂ© le poids des annĂ©es, une grande partie de son architecture romane. Cette petite Ă©glise de campagne est entourĂ©e de lĂ©gendes. On raconte ainsi qu'il y aurait une crypte sous le cĹ“ur de l'Ă©glise. : Sans doute quelques sondages s'imposeraient-il… On expose volontiers qu'il y aurait une sorte de galerie couverte reliant l'Ă©glise, l'abbaye et une ferme se trouvant  Ă  environ 100 m de lĂ . L’élĂ©ment architectural qui pourrait venir Ă  l'appui de cette thèse serait la trace d'une voĂ»te sur le mur nord du cĹ“ur, face Ă  l'abbaye. Tout ceci est Ă  vĂ©rifier.